Les réflexes archaïques ?

Les réflexes archaïques, nous en avons tous croisés durant notre parcours, sans forcément le savoir. Qui à la naissance de son enfant ne s’est pas émerveillé à le voir « marcher » quand on le met debout, peu de temps après l’accouchement ? Ou être admiratif devant la façon qu’il a de se nourrir, de téter sans que personne ne lui ait appris ?

Voilà deux exemples concrets de réflexes archaïques : ce sont des mouvements automatiques et involontaires, qui répondent à une stimulation particulière (un bruit, une position…) et qui permettent de s’adapter à notre environnement. Ils font partis de la génétique de chacun, et sont importants pour notre développement.

Ils sont le « socle » dont nous partons pour grandir et s’éveiller au monde. Comme personne n’arrive au monde dans les mêmes conditions, l’évolution de ces réflexes n’est pas identique pour chacun d’entre nous !

Ces réflexes apparaissent pour certains dès les premiers mois in utero, à la naissance ou quelques mois plus tard. Lors de l’accouchement par exemple, il y en a une vingtaine qui entrent en jeu. Le bébé est guidé par ses réflexes, qui plus tard conditionneront sa façon de se retourner, de ramper ou encore de marcher à 4 pattes et enfin de se lever pour marcher…


Pourquoi les intégrer ?

Les réflexes archaïques sont intégrés par le système nerveux, pour laisser place à des schémas volontaires et conscients.

Cependant, il arrive parfois qu’une petite goutte d’eau vienne perturber ce beau fonctionnement.  Dans ce cas là, les réflexes archaïques peuvent se mettre à dysfonctionner : en devenant hypo ou hyper actifs. Il existe différentes périodes critiques comme la grossesse, la naissance, la première année de vie, la scolarité, le travail ou la retraite.

Différentes causes peuvent affecter l’intégration des réflexes archaïques : problèmes médicaux durant la grossesse ou l’accouchement, mauvaises habitudes posturales, sédentarité, violences, chocs émotionnels ou physiques.

Ainsi, un réflexe qui reste trop présent empêche le bon développement, certaines acquisitions et même l’intégration d’autres réflexes. Ils forment un grand puzzle : chaque pièce est un réflexe qui fonctionne les uns avec les autres. S’il manque une pièce ou que celle-ci n’est pas adaptée, cela créée une gêne pour assembler les pièces.

C’est ainsi qu’avec mon aide et votre motivation, nous pouvons ensemble retrouver ces pièces du puzzle !  

Léa JOUVET-CORTI